La Collective est une coopérative de travailleurs (Scop).

Juridiquement, une SCOP est une société coopérative de forme SA, SARL ou SAS dont les salarié(e)s sont les associé(e)s majoritaires puisqu’ils doivent détenir à minima 51 % du capital social et 65 % des voix au sein de l’assemblée générale.

Pour devenir coopérateur, un(e) salarié(e) doit s’acquitter au minimum d’une part sociale dont la valeur est fixée par les statuts de l’entreprise.). La valeur des parts sociales est intangible, aucune plus-value n’est donc possible en cas de cession ou de demande de remboursement.

Soumises à l’impératif de profitabilité comme toute entreprise, les Scop appliquent une gouvernance démocratique (1 associé(e) = 1 voix) et une répartition des résultats prioritairement affectée à la pérennité des emplois et du projet d’entreprise.

Le ou les dirigeant(es) d’une Scop sont élu(e)s en Assemblée Générale par les salarié(e)s associés. La durée de leur mandat social est définie par les statuts. Dans le cadre de celui-ci, ils/elles proposent des orientations, représentent et assurent la gestion courante de l’entreprise.

Le modèle SCOP s’inscrit dans une approche bien spécifique du partage des richesses produites :

Le partage du profit est équitable : après proposition du ou des dirigeant(e)s, il est voté en assemblée générale. Les clés de répartition du profit sont les suivantes :

  • Une part du résultat pour l’ensemble des salarié(e)s (associé(e)s ou non) remplissant les critères fixés par les statuts de la coopérative. Cette part peut être basée sur différents critères : ancienneté, prorata du nombre de jours travaillés, rémunération... Cette part doit représenter au moins 25% du résultat. Elle est versée sous forme de complément de salaire ou de participation bloquée 5 ans (potentiellement rémunérée à un taux fixé en assemblée générale).
  • Une part du résultat mise en réserve : à minima 16%. Dans une Scop, les réserves sont impartageables et définitives. Elles visent à consolider les fonds propres et à assurer la pérennité de la structure.
  • Une part du résultat peut être consacrée aux dividendes pour les différent(e)s associé(e)s. En cas d’attribution de dividendes, la part accordée à ces dernier(e)s ne peut en aucun cas être supérieure à la mise en réserve ou à la part salariée.